Faire du Parti Pirate une véritable force politique avec laquelle le pays comptera. Un véritable parti démocratique était le minimum attendu.

Plus de 60 pays ont un Parti Pirate, il s’en crée en permanence, prouvant que les causes défendues sont internationales.

Mes engagements étaient clairs, parmi lesquels.

  • Arrêter de criminaliser les actes de partage, tels le téléchargement.
  • Promouvoir les logiciels libres.
  • Promouvoir, à travers la liberté numérique, toutes les libertés individuelles.
  • Promouvoir une société humaine, où les machines aident au développement des Hommes, à la solidarité entre eux, au soutien des plus faibles.

Mais le Parti, tenu d’une main de fer [1] dans un gant de velours [2], est resté dans les mains de ceux qui ont empêché les adhésions de peur de n’avoir plus la main sur le Parti, ont médit, sur l’intégralité de tous ceux qui voulaient faire quelque chose.

Ils ont fait traîné la date du CA pour diminuer le nombre de personnes se présentant. Dégoûtant les uns après les autres de se présenter au nouveau CA.

Ils ont organisé le vote dans un coin reculé de la grand banlieue parisienne, difficilement accessible.

Ils ont même, le jour du vote, "oublié" les votes par correspondance chez celui qui, justement, est à la source de toute cette opération, ce qui a fait retarder de trois heures le vote, alors même que certains avaient un train à prendre, un dimanche en famille qui attendait, un enfant qui s’impatientait.

Des méthodes de vieux gauchistes routards des magouilles pour noyauter, tout en ayant la bouche pleine de "transparence" "’démocratie" et autres accusations envers les autres de ce qu’ils pratiquent.

Comme quoi la nouvelle génération apprend bien de l’ancienne.
Malheureusement par les mauvais côtés.

Rendant aveugles ceux-là mêmes qu’ils débinaient, au point que les défendeurs et les remercieurs du CA précédent (mais qui sera donc évidemment le suivant) font partie du lot de ceux qui ont été les plus malmenés, sans jamais s’en apercevoir. Une sorte de syndrome de Stockholm.

Et maintenant ? Tout le monde peut dormir sur ses 2 peers maintenant.
Le bilan de l’année, fièrement égrené par celui-là même qui se vante d’être aux manettes depuis 4 ans : 107 adhérents, cela après une campagne des régionales 2010 qui n’a pas permis de présenter de liste mais fait connaître dans des milieux externes le parti pirate.

Plus aucun danger de la part d’un parti qui ne veut pas que les idées qu’il promeut soient largement partagées, qui ne veut pas un partage des connaissances, des savoirs, des organisations, des propositions.

Une autre bataille écrasée dans l’œuf qui risque de dévaloriser définitement ce combat fondamental : les libertés numériques sont indispensables et révélatrices des libertés individuelles.

Si un jour ces combats sont possibles dans une structure démocratique, j’en serai.

A très bientôt.
Ici ou ailleurs.


[1Diffamation par derrière.

[2Grands sourires par devant.