Le Figaro annonce un scoop, puis Libé titre royalement ce jour : "Les
fabricants ont caché la présence d’un élément radioactif dangereux dans les cigarettes
".

Les médias enchaînent, la mémoire et la critique sont absentes.

Il y a quinze ans, dans le numéro 161 de janvier 1993 du mensuel Silence, j’ai publié un article détaillant les dangers des produits radioactifs dans le tabac, en particulier le polonium.

Ce point a aussi été traité dans mon livre "Tout nucléaire, une exception
française
, à la fin du chapitre 5 (pages 54-55), paru en 1997, en voici le contenu.

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Tout nucléaire, une exception française (de Perline)
Extrait des pages parlant des études concernant le polonium 210 dans les cigarettes.


Ces prétendus chercheurs de référence en matière de conséquences des radiations ne se préoccupent pas non plus des causes réelles des cancers du poumon puisqu’ils ne financent aucune recherche sur la radioactivité dans le tabac.

Cette radioactivité, nettement augmentée par les engrais phosphatés, se manifeste sous la forme de plomb 210, radioactif, retenu par les trichomes, petits poils des feuilles du tabac. Émetteur alpha, comme son descendant le polonium 210, il est extrêmement destructeur à très courte distance.

Non seulement il se concentre aux bifurcations des bronches, où il détruit sans relâche les tissus avec lesquels il est en contact, mais il se fixe d’autant mieux que les poumons de fumeurs sont encrassés par les goudrons.

Dès 1977, on a constaté - mais pas en France ! - que le nombre de cancers du poumon chez les fumeurs de plus d’un paquet de cigarettes faiblement dosées en goudron et nicotine était supérieur à ceux fumant un paquet de cigarettes normales.

Cela signifie donc que les goudrons et la nicotine ne sont pas les seuls en cause dans le cancer du poumon. On a fait fumer du polonium 210 à des hamsters qui n’ont jamais de cancer du poumon naturellement et on a démontré le lien entre les deux.

De plus, ces produits radioactifs sont retrouvés dans les mictions, après avoir irradié de nombreux organes et en particulier tout le système urinaire. Mais le lobby du tabac, allié au lobby du nucléaire et à l’État, n’a permis à aucune équipe française de faire paraître une quelconque publication.

Aux États-Unis les chercheurs ont vu leurs fonds supprimés après quelques années. Financer des recherches sur les conséquences des produits radioactifs du tabac sur la santé reviendrait à soupçonner la radioactivité de quelconques dommages.

N’y pensons pas


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