Or, non seulement les femmes sont absentes du logiciel libre (2% c’est peu, alors même qu’elles ne sont déjà que 28% dans le propriétaire ), mais on nie souvent même leur absence !

Même avec l’appui des chiffres, et des études, le sujet est toujours au minimum tabou, parfois balayé d’une raison à l’emporte pièce - leur faute, un hasard… - voire déclencheur de violentes réponses.

C’est dire comme elles doivent être gênantes : non seulement le cadre les rejette, mais le cadre ne veut accepter ce rejet.

Ou que la parole soit mâle sur la tribune

L’Open World Forum (30/9-1/10/2010) a déjà choisi ses orateurs : 10 mâles sur 10 hommes à ce jour.

Il veut « Bâtir le futur du Logiciel Libre » mais sans les femmes. Quelle crédibilité ? Quelle réussite espérer dans un monde sans femmes ?

Dans toutes les branches du Libre on trouve des femmes, même au sommet : BSD, Drupal, GNOME, Google, Linux, Moodle, Mozilla, OSI, Perl… Alors on argumente qu’elle sont présentes. Mais leur présence est toujours aussi faible, en moyenne. Elles sont absentes du logiciel libre.
En France, veut-on vraiment des femmes dans le logiciel libre ?

Dans d’autre pays des conférences sont organisées, des textes produits, des journalistes écrivent.

En France c’est une bataille, pour, juste, en parler, pour, juste l’évoquer.

A-t-on vraiment envie d’intégrer des femmes dans le LL ?

Ceux qui y sont veulent-ils vraiment des femmes qui voudraient y être ?
Tenter de changer de cap

Quelles pistes peut-on explorer pour s’approcher des pourcentages du propriétaire, et, selon ce que le bon sens semble dicter, le dépasser ?
Biographie

Perline, ingénieure, docteure ès sciences-technologie-société, analyste-programmeuse.

Auteure ou co-auteure de La bataille du logiciel libre, SPIP pratique (sous licence libre), Vote électronique, les boîtes noires de la démocratie (sous licence libre).
Notes

Où et quand

Date : Jeudi 8 juillet 2010 Horaire : 09h20 Durée : 40 minutes
Lieu : Bat. A22 - Salle 104

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Intitulée "Female computer" on pourrait penser que cette photo est celle d’un ordinateur femelle. Pas du tout, ce n’est qu’une informaticienne, Melba Roy, cheffe qu groupe des mathématiciens de la NASA.
Photo de la Nasa, certains droits restreints.