De quoi Eric a-t-il été victime ? Qui est responsable ? Le GFE (Groupement Fond Est) son employeur, chargé des travaux, et/ou l’Andra (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs) chargée de piloter le chantier ?

Le procès est en cours, et le silence règne sur cette affaire. « Le mort de Bure », comme on l’appelle, a révélé des failles dans le dispositif de sécurité. Le chantier a été interrompu pendant près d’un an après cet événement. Deux fois plus que ne l’exigeait la Justice. Cet « accident de parcours » va-t-il entraver le respect de l’échéance de 2006, date à laquelle la France est censée décider de stocker des déchets nucléaires dans les profondeurs de la terre ? Dans cette région en voie de désertification, marquée par l’histoire militaire, le mauvais présage se fait sentir.

Le drame d’Eric Joly n’a pas fait la Une des journaux. Il a été étouffé, disons, à juste titre... enfoui. Là où le secret d’un procès rejoint le secret d’un projet.

De 16h à 16h30 : Entretien avec le député Christian Bataille, qui a donné son nom à la loi du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs.

Une émission proposée par Alexandre Héraud et Yvon Croizier.


Voir le livre sur le site de l’éditeur.