Un sweat et des coucougnettes

Alors que, à mon habitude, je me baladais en braderie, dans une braderie chic du 8è, je tombe sur un superbe sweat-shirt que, j’en suis sûre, ma fille adorerait.

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Un sweat "de garçon" selon la vendeuse...

Je m’approche, je regarde le sweat, et une robe à côté. Je regarde la robe pour la beauté de la chose car ce n’est pas le genre de la maison.

La dame me demande si c’est pour une fille ou un garçon, je dis une fille, elle me montre la robe.

Je prends le sweat et elle me dit : "c’est pour les garçons".

Et là, c’est sorti tout seul, je demande gentiment : "regardez bien, vous voyez un endroit pour mettre les coucougnettes ?"

Interrogation de la dame...

Je poursuis : "Alors, ce n’est pas pour les garçons".

Mais la dame insiste, gentiment : "Le dessin c’est pour un garçon, c’était à mon fils".

Bon, j’ai acheté le sweat, évidemment ma fille a adoré.

Et j’ai gagné une réplique pour chacune des remarques "pour garçons" : un endroit pour les coucougnettes !

Un jeu video... pour les garçons (encore et toujours)

Braderie du 3è, samedi matin la "braderie des petits" dans la cour de la Mairie.

Excellente initiative ! Ma fille saute sur un lot de jeux video de Call of Duty.

Là on entend un gamin tout étonné : "Toi, tu joues à Modern Warfare ?"

C’est Lucien, dans la même classe que ma fille.

Je me retourne vers lui : "Pourquoi ça t’étonne ?"

Un peu timide il répond : "Ben, parce que... elle est bonne à l’école..." (silence)

- "Et..."

- "Et parce que c’est une fille !"

Ahhhhh, nous y voilà.

Personnellement, antimilitariste, j’ai toujours refusé qu’une arme entre à la maison. On n’entraîne pas les enfants à considérer les armes comme des jouets.

S’ils veulent se battre qu’ils en fabriquent, des armes, mais qu’on ne leur en donne pas comme si c’était des jouets.

Toutefois, garçon ou fille c’est pareil. Et si elle aime jouer aux jeux video de guerre, que je réprouve, et bien c’est son choix.

A moi de trouver l’éducation, les moyens, de lui faire voir ce qu’est la vraie guerre, avec les vrais morts, les vrais blessés.

Pour cela c’est simple : il suffit de regarder les infos à la télé. Nous avons notre lot de vraies guerres, de vrais conflits avec bombes, tirs, sang, morts et blessés, graves ou légers.

Ensuite nous aurons "Il faut sauver le soldat Ryan", et "Apocalypse Now".

Ça devrait être une bonne vision de la guerre, la vraie, pas celle des jeux vidéos où toutes les 5 mn on dit "Zut, j’suis morte"...

Fille ou garçon.