Et quand ladite réquisition est, explicitement, demandée dans une région géographique comprenant des écoles, à des heures correspondant aux sorties des écoles, la question n’est plus la même.

C’est ce qui s’est passé hier, jeudi 25 octobre, avec un butin de plusieurs sans-papiers, parents d’enfants d’écoles primaires et maternelles.

Le plus vieux quartier chinois de Paris - Arts et Métiers - et alentours est tout désigné pour faire du chiffre pour renvoi de charter.

Ces lots de "clandestins" - parfaitement intégrés - sont un cumul de questions personnelles.

L’un de ceux pour qui nous sommes allés demander des comptes au commissariat ce matin

JPEG - 127.5 ko
En soutien aux sans-papiers arrêtés
Rassemblement devant le commissariat du 3è arrondissement de Paris.

est en France depuis 1997, a trois enfants scolarisés, et a été arrêté entre les deux écoles qu’ils fréquentent.

Dans sa grande bonté, la police n’a pas menotté le père devant ses enfants, elle a attendu de tourner le coin de la rue.

C’est révoltant, c’est inadmissible, de telles méthodes, dans de telles conditions sont parfaitement injustifiables.
S’il y a infraction, l’"atteinte à l’ordre public" n’existe pas.

Ah, j’oubliais, le monsieur est diabétique, avec certificat de nécessité de soins en France. Mais cela ne lui a pas permis d’avoir un titre de séjour non plus.

Il est facile, dans de telles circonstances, d’atteindre le point Godwin, et, certes, les arrêtés ne sont pas envoyés au Camp de Drancy avant d’être assassinés à Auschwitz.

Mais la cible est tout aussi innocente, et la méthode, comparable : la police française, sur ordre des autorités françaises, s’appuyant sur des lois françaises exécute des opérations de rafle envers des personnes n’ayant commis d’autre délit que celui de ne pas avoir leurs papiers de séjour.

L’objection de conscience personnelle est valide et tout policier qui voudrait refuser de tels actes le pourrait. Tout syndicat qui voudrait y inciter ou manifester son désaccord également.

N’oublions pas : nos enfants nous regardent... ils nous jugeront.

JPEG - 62.6 ko
Des grands et des petits