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Contre le nucléaire

Novembre 2001 2001

1° La demande initiale que je présente ou que nous présenterons est celle de la reconnaissance par les législations nationales ou internationales, ou la législation supranationale d’un organisme mondial démocratique qui remplacerait l’actuelle O.N.U., Organisation des Nations Unies, qui n’est pas une organisation démocratique, du crime nucléaire contre l’humanité :

que ce crime s’applique à tout le nucléaire depuis l’extraction des minerais radioactifs jusqu’à la gestion, parfois éternelle, des produits et déchets radioactifs en passant par tous les stades et moyens utilisés pour la production du nucléaire, soit qu’il s’applique seulement à l’un de ses aspects : par exemple, l’irradiation des ouvriers mineurs, les nuisances et dangers des transports de ces minerais, ou nuisances et risques des usines de transformation ; ou nuisances et risques de l’implantation d’un centre d’études nucléaires, d’une centrale nucléaire, etc... Le crime nucléaire contre l’humanité peut être considéré comme un des composants du crime contre l’humanité, déjà reconnu dans certains pays, mais aux conditions suivantes :

- qu’il soit démocratiquement reconnu par les électrices et les électeurs des nations signataires de la décision de reconnaissance du crime contre l’humanité, par elles-seules et eux-seuls sans intervention de conseillers, députés, parlementaires, gouvernants ;
- que la définition du crime contre l’humanité soit reconnue comme globale et divisible en crimes spécifiquement désignés comme le crime nucléaire contre l’humanité ou d’autres crimes universels que des humains sont obligés de supporter (par exemple : le crime écologique contre l’humanité, etc) ;
- que ses sanctions soient votées démocratiquement par les électrices et les électeurs des nations membres de l’Organisation actuelle des Nations Unies ou d’une organisation mondiale démocratique souhaitée.
Nous justifions notre opposition par le fait que toute la production, même si on la présente comme pacifique concerne l’ensemble de la population terrestre, donc de l’humanité, les pollutions radioactives, toutes nuisibles (lire notamment les propositions de la Commission Internationale de Protection Radiologique, ou C.I.P.R.) étant transportées par les vents et ouragans, les pluies, la neige, la terre par les animaux qui y vivent, par les nappes phréatiques qui s’y déplacent, par les eaux souterraines et courantes, rivières, fleuves, océans, glaciers polaires.

2° Le second point essentiel tient à la reconnaissance des criminels nucléaires contre l’humanité donc des plaintes en justice contre ceux-ci du seul fait qu’ils sont les acteurs du crime nucléaire contre l’humanité. Les constitutions politiques et les codes de justice devront les définir. Par exemple : est un criminel nucléaire contre l’humanité : tout-e scientifique participant aux recherches nucléaires, toute technicienne ou tout technicien réalisant ces recherches, toute politicienne ou tout politicien (dont les chefs d’états ou de gouvernements) qui accepte ce crime qu’il développe en imposant le "secret-défense" militaire et d’autres secrets professionnels et obligations de réserve. Si le pouvoir législatif ne veut pas être entraîné vers ce crime majeur, il devra instituer une échelle de sanctions concernant son emploi, une durée maximale des instructions criminelles, des appels et des jugements ; au-delà de chaque délai, une Cour suprême jugera sur la forme et non sur le fond (comme jugent les magistrats des Cours de cassation en France) les durées des instructions, des appels et des jugements, et s’il y a lieu condamnera automatiquement aux peines maximales prévues.

1° et 2° - Ces deux demandes essentielles auront un effet fédérateur pour toutes les associations totalement ou partiellement antinucléaires et un effet dissuasif concomitant pour les tenants : ordonnateurs, praticiens ou sympathisants du crime nucléaire contre l’humanité.

3° - Le troisième point essentiel de cet appel est la justification qu’il apporte aux militants-es des associations partiellement antinucléaires : "C’est parce que nous dénonçons le crime nucléaire contre l’humanité, que nous agissons contre tel ou tel aspect de ce crime, par exemple parce que telle ou telle menace nucléaire risque de nuire à notre milieu de vie, à la santé de nos proches, à l’avenir de notre région ou de notre pays".

Naturellement nous savons et nous regrettons que beaucoup de citoyens ne connaissent même pas le crime nucléaire contre l’humanité. Nous souhaitons qu’ils y réfléchissent et qu’ils l’ajoutent à leurs diverses revendications.

Voici quelques aspects de la militance contre un seul des aspects du crime nucléaire contre l’humanité :

- a) concernant l’usage médical des rayonnements ionisants :

- la dénonciation et le refus de l’obligation légale ou seulement réglementaire de l’utilisation des rayonnements ionisants par les médecins scolaires, consultants ou hospitaliers ;
- l’obligation faite à tout médecin de respecter ce refus, surtout dès lors qu’il peut utiliser d’autres moyens de diagnostic ou de pronostic : examens cliniques, utilisation de matériels médicaux non ionisants, examens reportés après une surveillance infirmière, appel à un autre médecin choisi par la personne examinée ou ses proches, ou conseillé par le médecin... ;
- la reconnaissance de l’appartenance de son dossier médical complet par tout patient ou par toute autre personne parente ou amie, qui en assurera la conservation et la présentation ultérieure à tout médecin demandeur de ce dossier ; les médecins pouvant conserver de leur côté les copies des examens et traitements subis ;
- la dénonciation de tous les secrets et obligations de réserve concernant l’usage des rayonnements ionisants ;

b) concernant les usages industriels des rayonnements ionisants, y compris leur usage médical (contrôle radiologique des personnels) :
- la levée de tous les secrets et obligations de réserve concernant les recherches et industries nucléaires militaires et civiles depuis 1940 ;

- la dénonciation de l’existence et de l’utilisation d’armes nucléaires, de leurs essais ;
- le refus indiscutable par les habitants de l’implantation de toute nouvelle industrie nucléaire non prévue initialement par les lois et décrets constitutifs de toutes les installations nucléaires et annexes ;
- l’obligation du maintien dans les installations nucléaires de tous matériels et matériaux radioactifs devenus radioactifs ; interdiction de les déplacer hors de leur local d’utilisation ; obligation de surveiller sur place ces matériels et matériaux jusqu’à l’obtention de la radioactivité naturelle du fait de leurs transformations radioactives successives ;
- l’obligation de publier à l’avance les dates, heures et trajets de transports par voie terrestre, fluviale, maritime ou aérienne de tous éléments, matériels et/ou déchets radioactifs ;
- l’interdiction de tous ces transports dans des moyens de transport acceptant des civils ;
- l’obligation de publier tous les résultats des contrôles de radioactivité à l’intérieur et à l’extérieur des installations nucléaires, contrôles pratiqués par des organismes publics ou privés ;
- l’interdiction faite à tous les propriétaires d’installations nucléaires de les vendre, donner ou abandonner ; ils en resteront responsables pour l’éternité ;
- l’interdiction faite aux responsables d’installations nucléaires d’utiliser les services de location ou de prêt de personnels non qualifiés, sous-payés, mal ou non protégés contre les effets des rayonnements ionisants ;
- l’obligation de publier in extenso, le plus largement possible même en particulier par internet, les "Plans particuliers d’informations" du public, prévus ou devant être prévus en cas d’accidents ou de catastrophes nucléaires, survenant même en d’autres pays ;
- en cas d’accident ou de catastrophe nucléaire, interdiction de maintenir, sur place ou dans des zones, régions ou pays délimités, les habitants concernés par tout accident ou catastrophe nucléaire, contre leur décision, même seulement verbale, donnée librement ; publication par tous moyens (radio, télévision, voitures de police avec haut-parleurs, notes explicatives attribuées par les services municipaux...) des modifications successives de l’accident ou de la catastrophe nucléaire, modifications entraînant des conséquences nouvelles pour les habitants (par exemple : retour possible à une vie normale) ;- l’interdiction d’utiliser dans tels ou tels lieux légalement désignés, terrestres, fluviaux, maritimes, aériens, tous moyens de transport utilisant le nucléaire comme force motrice ; aussi longtemps que cette force motrice nucléaire sera utilisée, il faudra prévenir toutes les personnes civiles ou militaires embarquées des nuisances et des risques du nucléaire, pour eux et leurs descendances ; leur refus de participer à ces moyens de transport ne devra pas entraîner de sanctions contre elles, mais leur transfert dans des véhicules mus par une force motrice non nucléaire (paquebots, porte-avions, sous-marins, brise-glace, véhicules spatiaux ;

3.- QUELQUES RÉFLEXIONS SUSCITÉES PAR LE NUCLÉAIRE

Voici quelques réflexions que je soumets volontiers à vos critiques.

Dans les pays où des libertés sont pratiquées, des humains disent et clament parfois, que tous les humains vivant sur terre, se trouvent maintenant confrontés à des problèmes majeurs difficiles ou très difficiles à résoudre. Ils pressentent, de plus en plus nombreux qu’ils ne pourront faire autrement que de chercher et de trouver les solutions qui soient valables pour tous les humains. Appartenant à la seule race animale dont les individus sont capables d’intelligence, de mémoire, d’imagination, de sentiments d’admiration, de haine, d’imitation, de parler, chanter, rire, pleurer, de discuter et de volonté de communiquer avec leurs congénères, ces humains ressentent comme une charge l’honneur de les sauvegarder s’ils sont en danger.

Il faudra donc absolument que des humains honorables trouvent des solutions, au moins une seule solution véritable à chacun des grands problèmes actuels. Il faudra ensuite que beaucoup d’humains, répartis sur toute la terre, acceptent et appliquent ces solutions aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour constater leur résolution favorable. Voici, dans un ordre certainement contestable, les grands problèmes auxquels je pense et une proposition pour les résoudre.

La faim dans le monde, connue de tous, vécue et supportée par quelques centaines de millions d’humains (cela fait beaucoup de monde, contemplé de loin ou de haut par tous ceux qui mangent tous les jours, même frugalement). Alors, une solution, et vite : transférer toutes les possibilités de nourrir les affamés à une organisation universelle qui dictera sa loi d’entraide à tous les pays : PARTAGER d’abord tous les excédents alimentaires et ensuite, si cela ne suffit pas, tous les existants alimentaires. Si vous avez une autre proposition à présenter au lieu de celle de "flux tendus" de nourriture pour tous les humains, de régulation mondiale des nourritures (conduits par des hommes et des femmes ayant une moralité d’acier), faites-la vite connaître au monde.

La surpopulation mondiale dont nous sommes tous les spectateurs et les acteurs. Elle explique en partie la faim dans le monde. Elle est incontestable. Elle compte actuellement six milliards d’humains (6 000 000 000), -combien de milliards en trop ?- dont l’augmentation, importante (on parle de dix milliards pour après-demain) est prévue plus que la diminution, importante, nécessaire. Les journaux annoncent qu’il existe huit cents millions (800 000 000) d’humains affamés, sous-alimentés, c’est-à-dire alimentés en-dessous du minimum vital. Donc il faut trouver au moins une solution et s’y tenir. Pour ma part et d’abord, je fais mien le principe du respect de la vie et j’admets que les hommes et les femmes trouvent du plaisir à s’aimer sexuellement autant ou plus que sentimentalement, et d’avoir volontairement ou éventuellement un ou des enfants. Une question se pose alors : a-t-on le droit et peut-on pratiquement décourager les humains de procréer ou de procréer plus d’un enfant pour prévenir, empêcher la surpopulation mondiale ? Le vie protégée des humains dans une partie des pays du monde autorise-t-elle ces humains à ignorer, hypocritement, plus ou moins, que d’autres humains vivent trop nombreux dans leurs pays respectifs, que l’amour est le seul plaisir partagé des sans-travail, des affamés ? La seule solution, à mes yeux, est la création d’une organisation mondiale démocratique composée de tous les pays du monde dont les habitants voteront (à une majorité de voix votée d’avance) l’acceptation d’une décision, qui s’imposera à tous, destinée à éviter la surpopulation mondiale, d’abord par une stabilisation du nombre d’humains, ensuite par sa diminution. Il faut donc d’abord que les électrices et les électeurs (pas leurs représentants) acceptent les conséquences favorables et défavorables d’une organisation mondiale démocratique. Ses principales conséquences favorables prévisibles sont la fin des guerres, des génocides, des massacres, la suppression progressive des armées, la suppression des fonctions d’ambassadeurs, d’espions, de marchands d’armes, des frontières et des garde-frontières, donc la fin des interdictions de circulation humaine. Sinon il suffirait d’élire deux tyrans (au moins) qui engageraient des partisans bien gagés chargés d’éliminer en quelques années un ou deux milliards d’opposants au Parti. La principale des conséquences défavorables, sûrement défavorables pour certains, serait la migration des affamés vers les pays où ils auraient l’espoir de manger et de partager le bien-être des autochtones. Il faut donc accepter le partage des aliments, des soins, de l’habitation, de l’instruction, des salaires, de la sécurité et de l’amitié entre tous les humains. Difficiles apprentissages et pratiques du refus de l’égoïsme, des parti-pris, de la supériorité, du dégoût et de la haine.

Les maladies, épidémies, endémies, pandémies, dans le monde. Si elles permettent de réduire le nombre d’humains, elles le font dans les souffrances des malades et dans leurs agonies. Ce problème majeur est compliqué notamment lorsque les malades et leurs proches sont affamés, pauvres, isolés. Les médecins sont-ils assez nombreux dans le monde pour reconnaître les malades mourant de maladies des affamés mourant de faim ? Les aliments, s’ils sont prescrits par les médecins, sont-ils remboursés par la pauvre Sécurité sociale, dont les patients bénéficiant du 100 % ? Une solution, qui dépend encore de l’instauration d’une organisation mondiale, serait d’organiser une médecine mondiale, donc d’augmenter les nombres de médecins, d’infirmiers, de soignants pour soigner tous les malades du monde entier, au besoin en les mobilisant pour un temps minimal afin de secourir les malades vivant isolés au loin.

L’éducation ou l’instruction scolaire, collégienne, lycéenne et universitaire doit être assurée à tous ceux, suffisamment intelligents (dotés principalement de réflexion et de mémoire) qui la demandent ou la supportent. Solution : c’est toujours l’organisation mondiale démocratique qui, seule, pourra assurer la répartition des écoles, des personnels de l’enseignement et de leur logement, des matériels scolaires dans tous les pays, et l’enseignement de l’Espéranto comme seule langue véhiculaire mondiale, facile à apprendre. L’âge de la retraite, égal pour tous les personnels sera celui universellement voté pour les travailleurs, manuels ou intellectuels, sans aucune dérogation. Les enseignants retraités trouveront, grâce à leur intelligence, comment utiliser leur retraite : vie personnelle, bénévolat, s’il ne réduit pas des jeunes au chômage.

Le travail. La plupart des humains aiment travailler : ceci semble répondre à un sens commun que tout le monde admet, alors que cette affirmation est une vérité qu’ignorent ou que veulent ignorer ceux qui travaillent sans le souci d’une mise à la porte, d’une grève ou d’un lock-out (ce nom étranger a été remplacé par : plan social, ou plan d’économies, ou plan de restructuration, ou plan de délocalisation, etc). Autre affirmation pour laquelle on ne discute guère : tout travail doit être reconnu par un salaire égal pour les hommes et les femmes capables de l’accomplir ; le maintien des salaires ou leur diminution ne peuvent être justifiés que légalement. Le travail des humbles doit être assuré en priorité : il doit être interdit aux personnes diplômées de pratiquer un travail pour lequel aucun diplôme n’est requis ou qui ne requiert pas un diplôme supérieur à celui qui est suffisant pour l’assurer : la gratuité des recours en justice (y compris le remboursement des avances réclamées par des avocats) doit être légalisée dans ce cas (par exemple : un bachelier ne devrait pas avoir le droit d’accomplir le travail d’un balayeur des rues, un Prix Nobel ne devrait pas devenir président d’une université, s’il ne l’est déjà). Toutes les occupations uniquement intellectuelles ou artistiques devraient être légalement reconnues comme des travaux salariés a minima par l’Etat si les intéressés justifient de leurs occupations ; l’honneur d’un Etat lui commande de salarier les poètes pauvres, les sculpteurs pauvres, les essayistes pauvres... Les oeuvres des intellectuels et des artistes devraient être honorées et encouragées au lieu d’être le plus souvent ignorées, méprisées, découragées ; en cette occurrence, le silence des médias doit être dénoncé.

Les grèves doivent être reconnues légalement comme la contestation de décisions patronales, justifiée par quelque raison que ce soit. Cependant, elles ne doivent occasionner en aucun cas une gêne ou un ennui pour des personnes non concernées par des grèves ; par exemple un conducteur de métro molesté par un voyou ne peut entraîner une grève générale de ce moyen de transport ; si les salariés ne peuvent trouver de moyens légaux de déclarer une grève, celle-ci pourra par exemple être comprise dans un "crédit de grèves" ajoutable à une autre grève qui serait générale. Le recours en justice par les salariés privés de grève devrait être reconnu.

Le lock-out ou fermeture autoritaire par un patron d’un atelier ou d’une usine faisant l’objet d’une grève ou d’une menace de grève n’est licite que s’il est approuvé par des juges impartiaux qui doivent prendre en compte les gênes ou ennuis causés à l’ensemble des ouvriers concernés, grévistes ou non et du public. Le patron en cause pourra contester en justice un refus de lock-out. Comme pour les ouvriers, le jugement pour un lock-out interdit en première instance pourra être soumis à un jugement en appel qui pourra être contesté pour la forme par les magistrats des Cours de cassation.

La folie des grandeurs. De tous temps ont existé dans différents pays des hommes fous de leur puissance sur d’autres hommes, simples, ébahis par leur bagout, leurs histoires même et surtout incroyables, leurs rêves, leurs rencontres avec d’autres esprits supérieurs invisibles qui leur dictent ce que les hommes doivent faire pour adorer des dieux sublimes dont ils sont les prophètes. Je suppose d’abord que des gens simples ont accepté avec simplicité que leur maître ait le droit de transposer une loi encore non écrite de la solidarité des hommes de leurs tribus, de l’amour du prochain ou au moins de son respect. C’est donc au nom de leur amour pour leur dieu personnel, différent des dieux voisins, qu’ils ont pensé asservir leur besoin de tuer d’autres humains pour empêcher qu’ils entrent au Paradis des Justes. Superbe loi du crime commis au nom de Dieu ! Funeste puissance incontrôlable de l’imagination humaine, qui détruit les corps pour détruire les âmes, ces lieux insaisissables où se cachent toujours les idées, les rêves, les cauchemars ; est-ce qu’un règlement des fonctionnaires assassins leur interdisait, sauf exceptions vicieuses, d’empêcher de dormir ceux qui d’avance étaient condamnés ? Les bourreaux, même dans les pays démocratiques, respectent la mort éveillée des dormeurs qu’ils assassineront à l’aube. L’âme, qui ne vit qu’avec la vie, au-delà de la vie pour les croyants, est cet état immatériel que possèdent même les plus pauvres parmi les pauvres, les plus bêtes parmi ceux qui ne réfléchissent pas.

Mais une nouvelle forme de la Folie des Grandeurs est venue s’ajouter à la Folie des grandeurs des hommes, folie à la fois humaine et inhumaine, aimée ou détestée, supportable ou insupportable, apparue sur terre récemment, il y a seulement un plus de deux cents petites années, comme une métastase cancéreuse devenue inguérissable, avec l’utilisation d’abord ingénue, pure de toute réflexion sur son avenir, de nouvelles énergies : celles de la vapeur, du charbon, de l’électricité, du téléphone, du gaz, de l’atome, du soleil, de moulins à vent et à eau... et des armes. Sont apparues des énergies, surprenantes pour de simples humains ; par leurs dimensions, leurs puissances, leurs nouveautés, leurs malfaisances, leur impact déjà prévisible sur l’avenir des êtres vivants, animaux et végétaux ; des manufactures devenues de très grandes usines, des bateaux à voiles devenus de grands paquebots à moteur, des trains dirigés par des surveillants à pied devenus des trains à grande vitesse, de vieilles villes charmantes devenues des métropoles ou des mégalopoles entourées de banlieues pauvres ou misérables, de maisons devenues des gratte-ciels, de machines de plus en plus puissantes, de vols sidérants d’avions et de missiles intersidéraux, de mafias internationales de financiers et de commerçants, de nouveaux dictateurs vivant masqués et cachés, de populations trop nombreuses, de techniciens et de technocrates ignorant tout à fait les gens simples, de la perpétuation sous de nouvelles formes politiques, militaires, économiques de l’exploitation des hommes.

En contrepartie, l’apparition de pauvres, de sans-grades, d’affamés, de malades, de drogués, de fous, de contagieux, de malfrats, voleurs, violeurs, tueurs à gages, de mafieux indignes et malfaisants, de nécessaires soldats et policiers, parfois tortionnaires. Y aurait-il une solution : déclarer officiellement la fin de cette ère de folies des grandeurs, d’obéissance passive aux scientifiques, aux ingénieurs, aux architectes, aux politiciens, aux guerriers, aux milliardaires, etc, en les obligeant à soumettre tous leurs projets, propositions, plans, actions, découvertes et inventions à l’examen totalement public d’une Cour de Sages à créer, de magistrats et de protecteurs des droits de l’homme et de la nature, élus seulement par les électrices et les électeurs des communes, facilement révocables et remplaçables ?

Si la guerre de 14-18 n’avait pas eu lieu, combien de vies et de ménages auraient-elles et auraient-ils été sauvés ? Les Alsaciens et les Lorrains ont-ils débordé de joie en apprenant que la guerre les avait épargnés, qu’ils avaient changé ou retrouvé une nationalité nouvelle, que tant de leurs compatriotes étaient morts ou blessés pour eux, alors qu’ils n’avaient jamais demandé leurs sacrifices ? N’ont-ils pas gardé leurs modes ancestraux de vie familiale, leurs coutumes, leur langue ou dialecte, leurs manières de travailler, leurs amitiés pour leurs voisins. Leurs morts pour la France ou pour l’Allemagne restent-ils tapis dans un coin de leurs souvenirs, avec une tendresse silencieuse ? La guerre passée leur a-t-elle semblé UTILE ou INUTILE ? Osent-ils le dire, même sans reproches ni hargne ?

Refus du nucléaire, immédiat et en tous lieux. De ce point de vue, deux faits peuvent être considérés :

1°) le monde actuel est partagé en pays heureux, non nucléarisés : sans extraction minière d’uranium ni de thorium, radium, actinium, polonium, sans possession d’industries nucléaires, sans possession d’armes nucléaires nationales ou achetées à des marchands d’armes de tous acabits, nationaux ou trafiquants, sans dépôts de déchets nucléaires nationaux ou étrangers, en surface ou à faible, moyenne ou très grande profondeur, sans traités connus ou secrets, militaires ou civils avec des pays malheureux. Et en pays malheureux, constamment menacés par une guerre nucléaire ou par une catastrophe nucléaire d’envergure mondiale connue (Tchernobyl*) ou cachée ou à peine avouée (Enrico Fermi), nucléarisés totalement ou partiellement. Tous les pays du monde, heureux ou malheureux, sont condamnés à l’irradiation artificielle invisible mais éternelle de tous les êtres vivants (animaux et végétaux), même si les pays heureux n’en sont pas responsables.

2°) le seul socle solide et incontestable de notre présent et de notre avenir d’humains, sans oublier au passage les animaux non humains (inférieurs) et les végétaux, réside dans le seul refus du nucléaire, refus immédiat et total, tout en sachant que les êtres vivants devront attendre 10 ou 20 ans ou plus pour décontaminer et détruire toutes les installations nucléaires, connues et secrètes, et des milliers d’années pour les poisons nucléaires de la décontamination et du démantèlement, des déchets et des produits nucléaires existants. Si les hommes décident ce refus du nucléaire, ils auront acquis ou confirmé leur dignité de rechercher et d’appliquer toutes les décisions de sauvegarde humanitaire. Sinon une nouvelle catastrophe ou une guerre nucléaires éveillera enfin leur conscience*.

* (Extraits du Script : "Mensonges nucléaires" M. FERNEX, docteur en médecine : "Mes liens avec l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sont des liens de collaboration, car pendant 15 ans, en tant que médecin tropicaliste, j’ai travaillé dans les Comités directeurs de recherche pour la malaria et la filariose et que j’ai une très grande estime pour l’OMS. Et depuis 1986, j’ai une très grande tristesse face à l’absence de l’OMS pendant 5 années sur le terrain de Tchernobyl. Pendant 5 ans, on ne l’a pas vue, .... on ne l’a pas vue. Elle a laissé l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique sur place faire ses recherches. C’est dommage".

Commentaire : Le docteur Michel Fernex, professeur émérite à la Faculté de médecine de Bâle, est l’un des animateurs d’une campagne de dénonciation du conflit d’intérêts entre deux organisations des Nations Unies : l’AIEA : Agence Internationale pour l’Energie Atomique, promotrice des centrales nucléaires, et l’OMS : Organisation Mondiale de la Santé. Un accord, signé en 1959 entre ces deux organisations, empêche l’OMS de réaliser des recherches médicales indépendantes dans le domaine nucléaire et d’informer les populations sur les conséquences d’accidents tels que celui de Tchernobyl, s’il n’y a pas l’assentiment du lobby atomique. Ici une lettre est remise pour Kofi Annam et pour Mme Brundtland, directrice générale de l’OMS, avec la prière d’amender cet accord et de rendre à l’OMS la liberté d’agir librement dans le domaine des effets médicaux des radiations. ...Zupka, en anglais : Les effets de Tchernobyl ne s’effacent pas. En réalité, ils augmentent constamment de façon imprévisible, et souvent ils s’aggravent. Le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, l’a exprimé sans ambiguïté quand il a affirmé : "L’héritage de Tchernobyl restera avec nous et nos descendants pour les générations futures". Commentaire : Le représentant du Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires partage l’avis de Kofi Annan, qui estime à 9 millions (9.000.000) les victimes et affirme que la tragédie de Tchernobyl ne fait que commencer. Zupka : Etant donné l’ampleur du désastre, ses conséquences à long terme, ses implications internationales, la communauté internationale a l’obligation humanitaire d’aider 9 millions de personnes affectés par l’accident de Tchernobyl. ...Commentaire : Le représentant de l’AIEA soutient que la catastrophe de Tchernobyl a causé 31 décès, quelques centaines de personnes intensément irradiées et 2000 cancers de la thyroïde chez les enfants. Cette Agence des Nations Unies ne reconnaît que les rapports validés, c’est-à-dire confirmés par les laboratoires de Los Alamos et ceux du Commissariat pour l’Energie Atomique français, qui ont fabriqué la bombe atomique.


Le refus de toutes les guerres. Usant des libertés de penser et de s’exprimer, j’ai le droit de déclarer que toutes les guerres, qui opposaient et opposent des armées organisées, même non-nucléaires, avant ou après Hiroshima et Nagasaki sont condamnables. Mais comme pour toutes les entreprises humaines, on peut leur trouver des avantages et des inconvénients. Pour éclairer ma réflexion, je choisis la "Grande Guerre Mondiale" de 1914-1918, donc non nucléaire mais importante parce que mondiale, même si elle n’a été qu’internationale. Je vais énumérer quelques avantages et inconvénients, en sachant bien que des inconvénients sont la contrepartie d’avantages. J’admets que des lecteurs pensent le contraire et disent que des avantages des guerres ne sont que la contrepartie d’inconvénients majeurs. Enfin, des avantages sont à la longue qualifiés d’inconvénients par beaucoup de personnes.

Quels sont ou peuvent être ou apparaître des avantages ? : la victoire finale des soldats français sur les soldats allemands, avec ses conséquences a) la fin des batailles, de la mort des soldats français et la reconnaissance publique due aux généraux et aux soldats vainqueurs, attristée ou compatissante pour les soldats français morts, gazés ou blessés ; b) le retour à la patrie française de l’Alsace, du Jura et de la Lorraine ; c) la défaite silencieuse pour les soldats allemands ; d) l’occupation par l’armée française d’une partie du territoire allemand ; e) la distribution de médailles et la construction dans presque toutes les communes françaises d’un Monument aux Morts commémorant le 11 novembre 1918, rappelant les noms des glorieux morts gravés dans la pierre, un ou deux couplets de la Marseillaise chantés par les écoliers, permettant à M. le Maire de lire un discours bien souvent écrit par les services du Premier ministre ; f) la distribution discrète d’une petite pension attribuée aux familles des tués et des victimes de la guerre ; g) la reconstruction de tout ce qui avait été démoli : ponts, villages et villes, gares, voies de chemin de fer et trains, routes, ports, musées et monuments, habitations, usines ... h) la mainmise sur le travail par les non-mobilisables (vieux, planqués, fonctionnaires...) au détriment des jeunes, futurs héros mobilisés.

Quels sont ou comment peuvent être compris les inconvénients de la guerre de 14-18 et des guerres en général : a) la remise à l’armée du pouvoir démocratique des politiciens ; b) la liberté laissée aux généraux des états-majors de pratiquer leur stratégie (avec l’aval des gouvernants) et de lancer leurs offensives (rappelons l’offensive désastreuse de Nivelle) ; c) tous les tués, blessés, gazés pendant une guerre que les journaux français annonçaient gagnée en trois mois et qui a duré plus de quatre ans ; d) les prisonniers de guerre français éloignés pendant ces années de la vie en France, de leur travail, de leur famille, de leurs amis ; e) les soldats revenus malades, blessés, amputés, tuberculeux incapables de travailler ; f) les familles détruites par la mort du chef de famille, par les tromperies des femmes seules ; g) les démolitions du patrimoine français ; h) la honte et la faim imposées aux Allemands vaincus ; i) la moralité générale abaissée ...

Rien que pour les deux pays en guerre, sans compter la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Union soviétique, les U.S.A., etc, combien a-t-on compté, pour la France seulement, de soldats et de civils tués, blessés, gazés, amputés, morts de la peste, du choléra appelé grippe espagnole, de faim, de solitude et de désespoir ?

Quelques chiffres concernant la guerre dite mondiale du 28/07/1914 au 11/11/1918 et dans les pays en guerre (France comprise) : - 8.410.000 soldats mobilisés sur 65.038.810 (1) et (2) - 1.357.800 soldats tués au combat ou morts hors combat sur 8.539.315 (1) - 4.266.000 soldats blessés sur 21.259.432 (1) - 3.895.000 soldats blessés (2) - 537.000 soldats prisonniers et disparus sur 7.750.919 (1) et (2) dont : - 19.222 soldats prisonniers morts en captivité, ou - 510.000 soldats prisonniers (2) -........................*soldats gazés ou intoxiqués sur 1.360.000 (2) -........................*soldats gazés et morts sur 94.000 (2) - 1.100.000 soldats invalides permanents (2) - 56.000 soldats amputés (2) - 65.000 soldats mutilés fonctionnels (2) - 1.000.000 enfants d’invalides (2) - 400.000 morts civils de la grippe espagnole en 1917-1918 sur 4.700.000 (2) ou sur 25.000.000 en Europe - 210.000 morts civils, dont les anciens soldats (2) - 1.637 soldats fusillés (déserteurs, mutins, d’après "Le Crapouillot" (2) - ........................*au moins de déportés sur ..............................*(pas de données ou pas de déportés) - 600.000 veuves avec orphelins (2) - 760.000 enfants de veuves (2)

(1) source : Géocities (2) source : Quid 1998, chapitre : Histoire de France * chiffres manquants à compléter


Refus de tous les terrorismes. Un seul homme peut terroriser un ou plusieurs individus, leur promettre la mort, les torturer, les tuer. Une femme est rarement terroriste. Plusieurs individus, constituant des bandes peuvent terroriser d’autres individus, les voler, violer, mutiler, abattre. Des gouvernements leur donnent l’exemple du terrorisme, tels la "Terreur" en France, et dans bien d’autres pays où ils organisent et utilisent des services policiers immoraux, hors justice, barbares, vilipendant les "sous-hommes", les condamnant sans jugements à l’enfermement, à la peur, à la famine, aux travaux forcés, à la mort. Des fanatiques enfin, à titre individuel ou collectif, se déclarent envoyés d’un dieu, assassinant des humains, et acceptent même leur propre mort, créant la surprise de la mort individuelle contre les nations elles-mêmes armées, utilisant les armes secrètes nucléaires, chimiques, bactériologiques des nations terroristes.


L’honneur de vivre. Dernier point à relever, qui pourrait être présenté comme le premier : tous les humains qui ont conscience du devoir personnel de sauver les hommes, appartiennent à des races ou des ethnies différentes, ont des idéologies ou des croyances différentes. Les problèmes qu’ils auront à résoudre en commun résulteront de leur acceptation raisonnée de la tolérance envers les idées, les comportements, les manières de vivre d’autrui, de nos proches, voisins ou étrangers, de la bienveillance pour comprendre leurs actions et déclarations différentes, du partage volontaire de leurs propres biens, occupations ou métiers, -à l’exemple des militants des ONG (Organisations Non Gouvernementales), qui devraient anéantir tous les actes de folie des Puissants.


Tous pour tous. En pratiquant toutes les solutions possibles, tous les apports des ONG dans leur défense de la dignité de vivre, en faisant connaître les pays, -même petits- non nucléarisés dont les habitants vivent dignement, on pourra espérer entrer dans une ère d’accord entre les humains. Il faudra décider de sortir définitivement des ères de haines, de massacres et de guerres, connues jusqu’à maintenant.